Marie Bashkirtseff
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Louise Catherine Breslau
( Nacida Maria Luise Katharina Breslau )
(1856 - 1927)



Louise Catherine Breslauau and her partner Madeleine Zillhardt

In 1877, Marie Bashkirtseff enters the women pupils sector at the Académie Julian. There she meets a young Swiss woman who will become her fellow student and who she will consider her only rival at the academy.

Louise Catherine Breslau was a gifted woman whose work devotion arose Marie´s jealousy; she came from a well-off bourgeois family that had fallen into poverty due to the early death of her father, a German doctor residing in Switzerland.

Breslau, who continued painting for about forty years after Marie Bashkirtseff´s death, was the first and the third non-French woman to be bestowed with the Legion of Honour by the French government.


Contre jour, 1888, Louise Catherine Breslau and Madeleine Zillhardt, by Breslau

At the Académie Julian, Breslau will meet another art student, Madeleine Zillhardt, with whom she, from their shared taste for painting, art and literature, will build a solid bond.


Madeleine Zillhardt en "La toilette", 1898, por Breslau

Madeleine, considered to be one of the most original interior architects of her time, will become Breslau’s life time loyal partner, model, muse and defender. And, after Louise´s death in 1927, she will try, by all means, to perpetuate her endearing memory.


Madeleine Zillhardt by Louise Breslau


Madeleine Zillhardt by Louise Breslau, 1895


Breslau, Five o’Clock Tea, 1883


Breslau, At Home, 1885, her mother and her sister


Breslau, Self-Portrait


The Nursery Rhyme, 1898, by Breslau


Breslau, Self-Portrait


Two Girls Sitting on a Stool, 1896, by Breslau


Breslau, Little Girl with Orange, 1897


Breslau, Self-Portrait, 1891


Breslau, The Reader, 1891


The Painter and her Model, 1921, by Breslau


Louise Catherine Breslau, 1912


Breslau at her study, in her last years

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When Breslau dies, Madeleine Zillhardt, her residuary legatee, does her best to perpetuate her memoirs, mainly, by making donations to several museums; it is thanks to this, that the painter’s work has not chiefly spread over time.



"Louise Catherine Breslau and her Friends", work written by Madeleine Zillhardt.

Overwhelmed by grief, Madeleine also devotes herself to write with sensitivity and poetry a magnificent tribute to her partner and in 1932 she publishes the book ‘Louise Catherine Breslau et ses amis’.

In this book, she refers to the days at the Académie Julian where we can find some pages dedicated to Marie Bashkirtseff:

"L'arrivée de la superbe Marie Bashkirtseff, suivie de son nègre et de son chien parmi les travailleuses peu fortunées de l'Atelier Julian, fit sensation.
Cette fastueuse Russe, qui adorait se costumer, portait à l'atelier une modeste robe d'alpaga noir, toute simplette, assez ajustée pour laisser deviner les formes pures d'un buste aux seins petits et bien placés et moulait une croupe abondante, dont la taille fine et serrée faisait ressortir l'ampleur. Ses cheveux blonds, simplement tordus et retenus sur le front par un petit peigne, étaient coupés sur le front, à la chien. Son visage n'avait rien de classique, le bout de son petit nez, aux narines largement ouvertes, et les pommettes saillantes accusaient ses origines asiatiques, mais le charme de son sourire, qui creusait une ravissante fossette dans sa joue fraîche et enfantine, était irrésistible.

Autoritaire à l'excès, le moindre obstacle à sa volonté la jetait dans des colères folles, déconcertantes de brutalité, qu'elle savait faire oublier par cette grâce féline et enveloppante d'une indéfinissable séduction dont les Slaves ont le secret.

Marie Bashkirtseff avait des façons qui semblaient parfois bien étranges. (...) Un après-midi, Breslau et son amie Schoeppi étaient allées avec Mousse, comme elles appelaient familièrement Marie Bashkirtseff, faire un tour au musée du Louvre.
Celle-ci les ramena dans sa chambre où, à leur grande stupéfaction, elle se dévêtit complètement et se campa devant elles en disant :
- Comment me trouvez-vous? Ne suis-je pas aussi bien faite que ces statues que nous venons d'admirer?

A quoi Breslau railleuse, après l'avoir fait tourner de tous les côtés et regardée attentivement, répondit :
- Oui, le haut n'est pas mal, mais le bas est trop gros!

Dépitée par ce jugement dénué de flatterie, elle resta un moment silencieuse, puis s'écria :
- Eh bien! le haut sera pour les artistes et le bas pour les gens du monde! (...)

Marie Bashkirtseff n'avait pas sur la pudeur les mêmes idées que nous (...) elle n'avait aucun doute sur la perfection de son corps et n'éprouvait aucune gêne à le montrer sans voile.
Des voisins à Nice l'ayant fait prier de fermer les fenêtres de sa chambre, où elle avait coutume de se promener entièrement nue, elle répondit sans s'émouvoir : "Je les trouve bien étonnants de se plaindre! Que leur faut-il donc?" Je dois ajouter que, malgré ces allures, exceptionnelles pour l'époque, nul ne mit jamais en doute la pureté de ses moeurs.

Madeleine ZILLHARDT

 

She also includes in her book the following paragraphs from Louise Breslau with reference to Marie Bashkirtseff:

Le 7 novembre 1884 eurent lieu les solennelles obsèques de Marie B... Il y a donc 41 ans que cette jeune étrangère continue étrangement à captiver les sympathiques intérêts du public.
Je choisis ce mot à dessein, car ce ne sont pas spécialement les artistes, ce ne sont pas les amateurs de raretés psychologiques, c’est le monde tout entier qui se passionne pour elle.
Voici de nouvelles éditions amplifiées de son journal ; voici plus : une vedette somptueuse et mondialement cotée de la plus classique des comédies, s’en mêle.
Elle va nous dire évidemment ses sensations intimes sur une jeune fille d’une génération à laquelle, il me semble, qu’elle ne peut plus rien comprendre.
Marie B... était ma camarade d’atelier. Il n’y avait entre nous qu’une différence d’âge d’un an ; à part cela, tout était différent.
L’article de Figaro, que je retrouve, parlant de ses obsèques, débute ainsi " S’il est permis, dans un si grand deuil, d’employer ce mot, eh bien ses obsèques ont été un véritable triomphe, une véritable apothéose ! "
Suit la description du spectacle : char orné de draperies blanches, broderie, anges d’argent, six chevaux blancs entièrement caparaçonnés de blanc et le cercueil disparaissant sous l’amoncellement des grandes couronnes de roses, de marguerites et de fleurs d’oranger !
Le deuil, conduit par le prince de K.., le marquis de C..., la mère douloureuse cramponnée au cercueil jusqu’à l’église. Catafalque très haut, tendu de blanc, fleurs blanches, palmiers, cierges étincelant tristement et sans nombre remplissaient le lieu saint.
Magnifiques chants nationaux, larmes sans prix et baisers éternels sur le cercueil. Descente dans un caveau orné féeriquement (en attendant de déposer la pauvre enfant dans une chapelle qui sera construite pour elle seule, meublée de ses objets, un élégant temple de fleurs). Désespoir des intimes. Branche de palmier jetée sur le lit funèbre. " Palme du martyre que l’Art donne à sa victime ", dit le journal.
Le Tout-Paris d’alors assistait ; un maréchal de France, des princes et des princesses, des comtes et des comtesses, de nombreux et remarquables grands peintres en vogue, parmi lesquels Cabanel lui-même et Carolus Duran. Ecrivains et journalistes à la page d’alors ; et la foule éplorée des petites camarades pauvres, obscures et admiratives.
Qui donc aurait résisté à l’émotion de ce spectacle si poignant ? Il a été le premier échelon de la réputation surprenante de Marie B... Car il faut bien se rappeler, on ne connaissait rien de la pauvre enfant qui eût pu la désigner à ce qu’elle appelait et croyait être la gloire !
On ne connaissait pas son Journal, quoiqu’elle nous en eût parlé fréquemment ; et même si nous l’avions connu, il ne nous eût pas paru appelé à une si brillante destinée. Mais la voilà morte et, comme on disait alors, morte en beauté.
J’ai pleuré comme les autres, quoique très loin à ce moment de ce Paris éblouissant et tentateur ; car, pendant ce dur hiver, en une petite ville solitaire sur les bords brumeux du lac de Constance, retirée du reste de l’univers, je travaillais, candide, avec l’austérité et la conviction ardente de mon âge au portrait de ma pauvre mère.
Je crois que toutes les camarades ayant travaillé à l’atelier à côté de la séduisante Russe ont pleuré sur sa tragique destinée.
Elles étaient, à très peu d’exceptions, ou tout à fait pauvres, manquant même parfois du plus strict nécessaire, ou tout au moins de ce qui facilite l’existence si dure et si difficile des artistes femmes et assure la possibilité de continuer de longues et coûteuses études (on y croyait à cette époque) et permet à des êtres jeunes et sensibles une vie, sinon aisée, du moins humainement acceptable.
Or, je le dis, nous avions éprouvé une tristesse profonde. Il nous semblait que Marie B... avait été prédestinée à la réussite certaine. Elle était marquée pour cela et avait tous les atouts en main. Elle avait aussi les dons les plus variés, une facIlité d’assimilation due peut-être à sa race, une ténacité de travail prodigieuse.
Les premiers temps de sa vie à Paris, de ses études à l’atelier Julian, elle semblait jouir d’une santé splendide et vivait entourée de tous les raffinements élégants de ce Paris ensorceleur.
Physiquement charmante, parée pour plaire, armée de tous les atouts mondains, entourée de toutes les sommités à la mode, littéraires, politiques et même artistiques, elle était, de plus, adulée par sa mère, sa tante, sa cousine, son frère et tous les siens.
Ses jolis petits pieds, je les ai vus baisés par sa mère, et pas au figuré.
En plus de tous ses immenses avantages, elle avait la nature qu’il faut pour vaincre le monde, pour arriver. Ambitieuse, mais sans ce raide orgueil qui me semblait héroïque dans ma jeunesse (époque disparue).
Elle savait se servir de tout et de tous à son profit. Ses directeurs et professeurs la choyaient, sa chic présence faisait si bien et, malgré sa superbe elle était une élève d’un courage au travail exemplaire.
Ses idées artistiques n’avaient rien de subversif. Elle avait su, en général, se rendre sympathique à ses camarades. Ces jeunes ou déjà mûres personnes piochant la peinture l’admiraient sincèrement et chose remarquable, l’envie ni la jalousie ne ternissaient leur jugement.
Cependant, elle était à tous les points de vue une exception. A ce moment, les jeunes filles dites du monde ne fréquentaient pas ces milieux de travailleuses obscures, accourues, pour la plupart, de tous les coins du monde, qui, presque toutes, avaient fait les plus grands sacrifices et acceptaient les privations les plus dures pour pouvoir vitre leur rêve d’art.
C’était le commencement de la folie moderne. M. B... partageait leurs études, leurs luttes, leurs déboires ; pendant sept ans sa vie s’était consommée entre un travail fiévreux et une mondanité haletante...
(...)
Traversons maintenant les voitures et les vagues humaines et entrons en face, au Palais de l’industrie, à l’Exposition des Femmes peintres et sculpteurs.
Nous verrons là un autre plat du diable et je vous assure que ça n’est pas le moins appétissant !
Oh chère petite duchesse ! Voici déjà deux salles avec de nombreux nus, en des attitudes réalistes qui ne sont pas pour vous. Cependant, la meilleure société de Paris s’y est donné rendez-vous, les gens s'y coudoient, en disant d’un air ému et solennel "Ce sont les œuvres de Marie Bashkirtseff, - "
Marie Bashkirtseff était une de mes camarades. Elle mourut le Jour des morts, en 1884, à l’âge de 25 ans. Elle est morte par soif de justice envers ses œuvres, par soif de gloire, elle s’est tuée pour les beaux-arts. Elle a avalé, par sa gorge virginale, le breuvage diabolique de la Beauté et elle en est morte.
Voyez cette salle pleine de dessins, ces figures de plâtre et de terre cuite, ces nus vivants et brutaux ; voyez ces pastels éclatants, ces esquisses sauvages et puissantes, tout cela reflète ses vœux les plus chers, sa pensée, son idéal.
Plus loin, des esquisses de sa vie ; ici, un ami dessinant dans son atelier ; là, le soir qui rôde autour de sa lampe, les formes mystérieuses et étranges qui croisèrent sa vie.
Dans la deuxième salle, sur le panneau du milieu, la voyez-vous ? C’est elle-même ! Une simple robe noire qui serre la taille et les hanches puissantes avec beaucoup d’élégance, le col blanc ou léger rabat, genre Werther, enlace le cou fin ; au-dessus, le visage volontaire, ombragé par des cheveux blonds cendrés. Déjà, les yeux sont fixes, gris bleu, muets.
La main fine, pendante, tient la palette chargée de couleurs. C’est ainsi qu’elle se peignit quelques mois avant de mourir. La bouche est petite et puérile. Une bouche qui, pourtant en maintes heures, rechercha le baiser, est close.
Pourtant, elle ne voulait pas mourir ! Elle avait la ferme volonté de vivre !
Autour du portrait, pendent de blanches couronnes, des feuilles de laurier, des inscriptions ; quelle vanité !
Puis, aux quatre murs, plus de cent cinquante œuvres, en partie ébauchées, en partie terminées ; des portraits de sa blonde cousine, bon modèle de toutes circonstances, des gosses allant à l'école, des mendiants, des femmes du monde, des camarades, un jeune gommeux au cœur noble, le prince Karageorgévitch, son esclave dévoué, dit-on ; il est appuyé contre un balcon se détachant sur les toits de paris, baignés d'une lumière rougeâtre. Cela me semble être sa meilleure œuvre. Là tête très altière, élégante et allongée, un peu ridicule, est très finement dessinée. Le corps rendu avec beaucoup de maîtrise flotte dans une espèce de fourreau vague et moderne, les épaules en portemanteau, les bras aristocratiquement et négligemment posés, c’est parfait !
Vous trouverez certainement, chère duchesse, que ces toiles enlevées, que ces études enragées, ont quelque chose de barbare ? Oui, mais tout cela est d’autant plus vivant. Une vie impudente réside en elle. Elle reflète une folle envie d’être, une force indomptée de vie. De ces portraits, recommencés trois ou quatre fois, passant du simple trait au croquis plus poussé, jusqu’à l’œuvre terminée et réelle à s’y méprendre, portraits qui reflètent les luttes de la vie que la jeune tête de l’artiste a livrées à la matière réfractaire, plusieurs sont crevés.
Ainsi, nous sommes condamnés, nous autres méchants diables, à haïr bien souvent les meilleurs parce que nous avons compris profondément et passionnément la grandeur et la beauté de la nature, dont nous ne pouvons atteindre la perfection.
Mais, si vous le voulez bien, je vous dirai ce qui nous passionne au milieu de ces rêves fantastiques de l’art.
Quoique le dernier tableau que Marie Bashkirtseff a exposé au Salon de 1884 et auquel le jury a refusé une pauvre médaille, puis qui, finalement, a été acheté par l’Etat, ait eu un succès universel, quoique ce tableau soit plutôt une promesse qu’une œuvre d'art accomplie, quoique les deux cents toiles, croquis, dessins et sculptures exposés ici donnent plutôt l'impression de fils admirablement filés, que d’un magnifique tissu, nous éprouvons, en voyant ces œuvres, un sentiment qui nous élève. Le stigmate indéniable et diabolique d'un art véritablement sincère. Nous la voyons elle-même en ces œuvres incomplètes, violente, barbare, mais personnelle ! C’est elle-même, bouillante, vivante, le poulain sauvage qui s’élance d’un grand bond au-dessus de la barrière de la banalité et s’en déchire malheureusement les poumons. C’est elle, l’héroïque Marie Bashkirtseff, dont la grande volonté se manifestait par un égoïsme sans égard. Elle avait pour principe que, lorsqu’on a en soi-même la faculté de s’enchanter et de se satisfaire, comme elle l’avait, on ne doit pas s’inquiéter des autres, mais faire de sa propre personne un chef-d’œuvre si parfait qu’il serve à l’enchantement de tous.
Elle a porté au point culminant les forces dont l’avait comblée la nature, elle les a fait s’épanouir en une fleur précieuse et j’avoue que je ne puis penser à cette originale personnalité qu’avec un sentiment de fraîcheur et de grand réconfort.
Elevée dans le luxe par sa famille russe, elle aima, dès sa tendre enfance, les fortes études et l’élégance enivrante de la vie moderne. Elle traça elle-même le plan et l’importance de son éducation, dans laquelle les langues mortes et vivantes trouvèrent également place. Elle cultivait la musique, elle chantait, jouait de tous les instruments, y compris la harpe, pour montrer ses bras qu’elle avait d’une admirable beauté.
Elle entra, à 17 ans, à l’atelier Julian et y fit grande impression. Elle était vêtue de laine blanche, suivi par un petit chien blanc très intelligent et par un groom nègre. Dès ses débuts, elle tint le premier rang parmi ses camarades et le garda. Ses œuvres portaient la marque d’un naturalisme osé, sans le moindre raffinement, mais d'une force juvénile et convaincue qui trahissait sa nature. Elle était gaie, mangeait de grand appétit et travaillait énormément. Elle était toujours la première à l’atelier. Elle arrivait en simple voiture de louage, à huit heures du matin, allait le soir au théâtre, fréquentait les réceptions officielles et ne se couchait pas avant une heure avancée de la nuit Ces distractions lui étaient nécessaires autant que son art. Habillée d’une façon excentrique, quoique de bon goût, en noir ou en blanc, elle rectifiait elle-même avec grande minutie la ligne de ses robes chez les premiers couturiers de Paris :Worth, Félix et Laferrière, et malheur si la première n’avait pas tenu compte de ses instructions : en un rien de temps, elle avait décousu le tout de ses petites mains qui savaient si bien se servir des ciseaux et du pinceau et l'on peut dire qu’elle s’y connaissait mieux que les artistes de la mode. Je crois qu’après la peinture, 1a toilette tenait la première place parmi ses occupations. Son grand triomphe fut une robe de simple flanelle blanche très douce et très souple, à une seule couture dont les plis rattachés sous la poitrine donnaient à ce costume très décent un charme poétique incomparable. Marie Bashkirtseff avait le corps souple, superbement élégant d’une jeune lionne. Elle aimait à se mouvoir en son atelier en des étoffes légères. Si la température et la sûreté du voisinage le permettaient, elle se débarrassait de tous ses voiles. Elle était d’une propreté raffinée et aimait à s’asperger des pieds à la tête d’extrait de violette. C’était l’être le plus vivant et le plus exquis que j’aie jamais vu.
La lutteuse est courageusement tombée. Une vaincue ! Non. Victorieuse quand même ! Bravo ! Bravo ! Moi aussi je jette une couronne à celle qui tombe, en lui criant " Vive la bataille ! Vive la vie, jusqu’à la mort."

Louise-Catherine BRESLAU.

 

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The Louise Catherine Barge

In December, 1928, Madeleine Zillhardt, buys a drawing for a hundred Sous (1 Sou= 5 cents of a Franc) and a trader repurchases it for 1500 Francs. She will give this amount to Blanche Peyron, wife of the Salvation Army Commissioner of the time, so as to turn the big abandoned barge into a shelter for the homeless.

The following year, the architect Le Corbusier (1887-1965) converts the barge into a ‘floating shelter’, under Winnaretta Singer’s, Princess of Polignac (1865-1943), patronage. The shelter is renamed as Louise-Catherine, as a homage to Louise Catherine Breslau.


Currently, the Louise-Catherine barge, anchored at the Quai d’Austerlitz on the river Seine, is being completely restored to be used as an art gallery.

Más información:
Peniche Le Corbusier | Hermanus Louw

The Louise Catherine Breslau Rose

In 1912, Joseph Pernet-Ducher (1851-1928), the rose grower, created a variety which he named after “Louise Catherine Breslau” . This rose won him a medal at the Château de Bagatelle in Paris, which he finally rejected so as to encourage the young growers. This variety is still being grown today.


Chronology of Louise Catherine Breslau

By the website Le monde de Beatrix,
Une jacinthe bleue par Louise Breslau

1880- First paid job
1881- She exhibits at the Salon (Paris) and is awarded with an Honourable Mention.
1882- She meets Edgar Degas who is impressed by the young lady’s talent.
1884- She does not know whether to continue painting. She suffers a serious psychological breakdown.
1885- She meets Madeleine Zillhardt.
1889- She is admitted as a member of the National Society of Fine Arts. She exhibits in Switzerland and is awarded several gold medals for her works.
1990- She becomes the first foreign woman to receive the title of Chevalier from the Légion d’Honneur.
1902- She acquires her home and her studio at Neuilly-Sur-Seine (close to Paris). She lives with Madeleine Zillhardt.
1904- The Georges Petit gallery presents her first own exhibition which is a great success.
1910- A second exhibition on pastel portraits of children.
1914- Lausanne (Switzerland) presents the one exhibition dedicated exclusively to the artist.
1917- Her health deteriorates.
1921- The Hector Brame Parisian gallery organizes an exhibition entirely dedicated to the artist which is welcomed as an important event.
1925- Conference on the France Patron of the Artists.
1926- The Durand-Ruel galleries present a retrospective with the attendance of important political personalities.
1927- Louise Breslau dies from an operation.
1928- The School of Fine Arts of Paris gathers 195 of the artist’s works at a commemorative exhibition.
1930- Madeleine Zillhardt donates around thirty paintings to the Museum of Fine Arts of Dijon.
1932- Madeleine writes ‘Louise Breslau et ses amis’ (Paris, Rieder publications)
2005- Louise Breslau’s paintings are taken out from the shadows and are shown at Dijon from November 18th to February 27th (2006), at an exhibition titled ‘Dans l’Intimité du Portrait’ (At the Intimacy of the Portrait).

 


Further information:

Base Joconde,
Great amount of Louise Catherine Breslau’s works and sketches.

Femmes Peintres | Artecreha | Peniche-LeCorbusier | Semsakrebsler

Translation into English by Rocío De Marco

 

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